Augmenter sa rentabilité dans le respect de la déontologie

Augmenter sa rentabilité dans le respect de la déontologie

Un article hors-série et inédit de Maëllie Vezien (Dentaire365) avec Rodolphe Cochet.

Dans un cabinet dentaire, la rentabilité n’est pas un objectif illégitime.

Elle est même une condition de pérennité : investir, recruter, former, renouveler les équipements, sécuriser les protocoles, absorber les charges fixes et maintenir un haut niveau d’exigence clinique ont un coût. 

Mais, pour un chirurgien-dentiste, la rentabilité n’a de sens que comme conséquence d’un exercice bien tenu. Elle ne peut jamais devenir la finalité qui commande les indications, le rythme des soins ou la relation au patient.

En odontologie, l’éthique n’est pas un supplément d’âme. Elle sert à arbitrer correctement les situations concrètes : proposer un traitement parce qu’il est indiqué et non parce qu’il est rentable ; informer sans orienter abusivement ; respecter le refus du patient ; préserver la confidentialité ; fixer des honoraires compréhensibles et justifiables ; organiser le cabinet sans sacrifier la qualité des soins.

La déontologie fixe le minimum obligatoire. L’éthique vise le juste exercice. L’une interdit de pratiquer la profession comme un commerce ; l’autre conduit à se demander, au quotidien, si l’organisation du cabinet reste réellement ordonnée à l’intérêt du patient. 

C’est pourquoi, en pratique, une bonne gestion n’est pas l’ennemie de l’éthique : elle en est souvent la condition opérationnelle.

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